Survival is resistance, Cam, 2016. Crédit photo : Cam

Artexte à la maison : Thématique no.1

Art + Féminisme : voix autochtones

20 avril 2020

Depuis le confort de votre maison, Artexte vous invite à naviguer entre les pratiques d’artistes contemporain.e.s, de chercheur.euse.s et de travailleur.euse.s culturel.le.s du milieu de l’art contemporain au Québec et au Canada au regard d’une perspective thématique unique. Au travers de ses collections, évènements et billets de blogue, entre les capsules audiovisuelles de conférences, les entrevues sonores et les écrits, vous serez amenés à découvrir les diverses plateformes numériques d’Artexte et l’ensemble de ses ressources en ligne. 

Dans cette première thématique portant sur l’art contemporain et l’autochtonie, Artexte revisite sa dernière collaboration avec le Musée d’art contemporain de Montréal qui visait à mettre en valeur le travail d’artistes et d’auteur.e.s en provenance de groupes sous-représentés sur Wikipédia, notamment, les femmes, les personnes racisées, les personnes autochtones et les personnes LGBTQ2S+ dans le cadre la journée contributive Wikipédia Art + Féminisme ! du 09 novembre 2019.

Lors de cet évènements, les équipes d’Artexte et du MAC invité deux artistes  et une coordinatrice communautaire autochtones et inuites pour parler de leurs cultures sur Wikipédia. À l’occasion de cette table ronde, Artexte a reçu dans ses locaux Camille Larivée ; première Wikipédienne en résidence à Artexte pendant un mois, ainsi que Thérèse Ottawa ; coordinatrice de Wiki en langue Atikamekw. De plus, Artexte a invité Maize Longboat, participant au premier edit-a-thon Indigenous Futures Cluster (IIF) et  son intervention a été enregistrée suite à cette édition d’Art + Féminisme. 

Pour plus d’information sur l’édit-a-thon Art + Féminisme du 09 novembre 2019 :

Artexte et le MAC s’allient pour : Art + Féminisme Journée contributive sur Wikipédia

 

Biographies des panélistes :

Camille Larivée est une street artiste, commissaire indépendante, auteure et travailleuse culturelle basée à Tiohtià:ke/Mooniyaang, territoires non cédés Haudenosaunee et Anishinabe (Montréal, QC). Elle détient un Baccalauréat en Histoire de l’Art et un certificat en études féministes de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a cofondé le collectif Unceded Voices/Les Voix Insoumises en 2014, une convergence qui travaille sur l’invisibilité des femmes artistes et muralistes autochtones et de couleur, 2Spirit et Queer, dans l’espace urbain montréalais. Ayant récemment terminé la coordination du Projet Tiohtià:ke, un ambitieux cycle de deux ans de programmation d’expositions et de commissariat réunissant des artistes et commissaires autochtones du Québec et d’ailleurs pour l’Aboriginal Curatorial Collective/Collectif des Commissaires Autochtones (ACC/CCA), Camille travaille toujours au sein de l’ACC-CCA où elle est maintenant directrice de la programmation. Dans sa plus récente initiative Curating Care, l’ACC-CCA invite commissaires et créateurs autochtones à témoigner, via une courte vidéo, du rôle qu’occupe le care (le soin) au sein de leurs pratiques et communautés directes. 

 

Thérèse Ottawa pratique la photographie. Elle a participé à plusieurs pièces de théâtre avec la compagnie de théâtre Ondinnok* et elle a réalisé Le chemin rouge un film réalisé dans le cadre du concours Tremplin NIKANIK, un programme parrainé conjointement par l’ONF et le Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN) et visant à soutenir les cinéastes des Premières Nations francophones du Québec. La langue Atikamekw, tant à l’écrit qu’à l’oral, a toujours été au cœur de ses préoccupations pour elle, Wikipetcia est l’endroit tout indiqué pour assurer sa préservation et sa transmission. D’ailleurs, depuis ses débuts en 2016, Ottawa agit en tant que coordinatrice de Wikipetcia Atikamekw et a participé aux présentations à Wikimania 2017 à Montréal ainsi qu’à la WikiConvention francophone de 2019 en Belgique.

*Notamment Opitowap en 1995, Sakipitcikan en 1996-1997 et Mantokasowin en 1997 qui ont eu un impact majeur sur la conscience collective des Atikamekw.

 

Maize Longboat est Kanien’kehá: ka de Six-Nations of the Grand River il a été élevé sur le territoire traditionnel, ancestral non cédé de la Nation Squamish, près de Vancouver, en Colombie-Britannique. Il est directeur associé de Skins Workshops d’Aboriginal Territories in Cyberspace (AbTeC) et l’Initiative for Indigenous Futures (IIF). Il est titulaire d’une maîtrise en Media Studies de l’Université Concordia à Tiohtiá: ke / Montréal et d’un baccalauréat en First Nations Studies and History de l’Université de la Colombie-Britannique. Son projet de thèse de recherche-création de maîtrise a examiné les jeux vidéo autochtones et les pratiques de développement en jeux vidéo ancrés dans la culture par le biais de la production de son propre jeu, Terra Nova, un jeu de plateforme coopératif à deux joueurs avec un récit interactif.

 

Pour entendre les interventions des panélistes

Table de ronde

En français

Participantes : Camille Larivée et Thérèse Ottawa 

Modération : Hélène Brousseau 

9 novembre 2019

Entretien : 

En anglais 

Maize Longboat et Hélène Brousseau 

Captation : 30 janvier 2020

En lien avec les intervenants et les discussions :