Charles Binamé, Réaction 26, 1971.

Magnétisme

Soirée projection dans le cadre de l’exposition Réseaux magnétiques

le jeudi 13 février 2020 à 19 h

Présenté à Dazibao

5455 avenue de Gaspé espace 109, Montréal, QC H2T 3B3

 

Présenté dans le cadre de l’exposition Réseaux magnétiques, coorganisée par Artexte et Vidéographe, ce programme met de l’avant le caractère souvent hypnotique de la vidéo des années 1970. Binamé et Boyer exploitent la pure abstraction du signal vidéo par le feedback, en des formes folles et fragiles. Comme Boyer avec son boyétizeur, Razutis développe ses propres outils –synthétiseur et tireuse optique – et explore les hybridations du film et de la vidéo. Il nous propose également, à l’instar de Ranh, un délire de couleurs qui transcende la réalité. Enfin, Martin se livre à une lente dégradation de l’image par réenregistrement, faisant d’une danseuse un pur mouvement désincarné.

 

Charles Binamé

Après une carrière en documentaire puis en publicité, Charles Binamé consacre aujourd’hui la plus grande partie de son travail à la réalisation de longs métrages et de séries de fiction. En 1991, il réalise son premier film, Un autre homme, qui sera suivi de la série Blanche, C’était le 12 du 12 et Chili avait les blues et Eldorado. En 2006, il reçoit le prix Jutra du meilleur documentaire pour Gilles Carles ou l’indomptable imaginaire. En 2007, il tourne Le piège américain, mettant en vedette Rémy Girard dans la peau du célèbre criminel Lucien Rivard. Ses films et séries, maintes fois primés, sont présentés dans de prestigieux festivals internationaux.

 

Richard Martin

Compositeur-interprète, Richard Martin s’inscrit à l’Université de Montréal en 1965. À la toute fin des années 1960, il fait la découverte de l’œuvre musicale de John Cage et part aux États-Unis dans le but d’y poursuivre ses études avec Alvin Lucier. Étudiant au Mills College à Oakland (Californie) en compagnie de Robert Ashley et Pauline Oliveros, il découvre la vidéo et toutes ses nouvelles possibilités. Les recherches et les travaux de Richard Martin sont alors centrés sur les thèmes environnementaux. En 1972, il revient à Montréal où il éprouve quelques difficultés à se réintégrer à la faculté de musique de l’Université de Montréal. Il devient alors responsable du service de l’audiovisuel au Cégep du Vieux-Montréal.

 

David Rahn

L’artiste David Rahn a été lié à Vidéographe, Véhicule Art (Montréal) et A Space (Toronto). Il est l’un des cofondateurs de PRIM (1981) avec Robert Morin et Roisin Mooney. Il a collaboré avec marshalore et Jean-Pierre Boyer. Il s’intéressait principalement au traitement de l’image vidéo.

 

Jean-Pierre Boyer

Pionnier québécois de la vidéo expérimentale et inventeur du Boyétizeur anamorphique (1974), Jean-Pierre Boyer est professeur associé à l’École des médias de l’UQÀM où il a enseigné plus de vingt ans. Comme chercheur et cofondateur du Centre de recherche en imagerie populaire (CRIP-UQÀM), il s’intéresse également à la production iconographique et discursive des mouvements sociaux tant au Québec qu’ailleurs dans le monde. Comme artiste-citoyen, il a réalisé plusieurs œuvres en vidéographie expérimentale et documentaire (1972-2002), s’est engagé dans la défense des prisonniers politiques et des libertés civiles au Québec (Mémoire d’octobre, 1979), et a réalisé une vidéosculpture interactive intitulée Totem d’humanité (2002). Une rétrospective de ses œuvres a été présentée à la Cinémathèque québécoise à l’automne 2013.

 

Al Razutis

Al Razutis est un artiste multidisciplinaire, un éducateur et un innovateur en cinéma, vidéo, holographie, stéréoscopie, web design et animation 3D interactive. Formé en physique et en chimie, ses recherches artistiques et techniques couvrent 5 décennies. Ses films d’avant-garde continuent d’être montrés à l’international et font l’objet de nombreuses publications et d’interviews.